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#116 – Casting de poilus du museau

    Avec cette nouvelle superproduction, Thomas Pontois complète sa série d’affiches qui convoquent une panoplie de personnages iconiques issus du monde de la BD (Badvengers), du cinéma d’animation (Bad Anime) ou de l’univers des jeux vidéos (Déboulé de Pokémons et Super Mario Bad, 2022). Un assemblage de stars, adulées par petits et grands enfants, composant de singuliers collages numériques, pour illustrer les deux tournois phares du club d’Ivry-sur-Seine (dont il est membre du CA). L’un astucieusement intitulé « Qui paire Gagne » (une des plus remarquables trouvailles) et un second, plus carnavalesque, baptisé « Tournoi des Moustachu.es » !

    Pour confectionner l’affiche de l’édition 2025, l'artiste a puisé à l'envie dans le fantastique bestiaire des studios Disney, faisant jaillir de ses souvenirs d’enfance toute une pléiade de personnages fictionnels équipés de poils faciaux et constituer un patchwork de plus ou moins densément poilus.
    Quelques canines bacchantes et, surtout, un foisonnement de félines vibrisses [1], de poilus du museau, fauves, matous, minets, minettes et autres petits rongeurs humanisés que nous nous sommes (laborieusement) « amusés » à identifier. Épaulé, avouons-le, dans l’accomplissement de cette tâche tatillonne par le moteur de recherche Google image

    Avant d'en défiler le générique, nous noterons, au milieu de cette ménagerie de badistes anthropomorphisés, la découverte d’une bizarrerie : une raquette avec deux cordes centrales doublées, un type de cordage adopté, avec de légères variantes, dans les années 1910, par différentes fabriquant de raquettes de badminton (et de tennis). Une apparition imprévue qui devrait faire plaisir à notre ami Jean-Jacques Bergeret, récent auteur d'un article consacré à cette singularité des débuts du badminton (cf. Jean-Jacques Bergeret, « Publicités et essor du badminton (1911-1926 »). Nous vous laissons le soin de repérer cette anomalie !


Casting (quasiment complet) :
    
En partant du haut et en balayant successivement l’illustration de droite à gauche, puis de gauche à droite, apparaissent :

  • Bagheera, bienveillante et protectrice panthère du Livre de la jungle (1967) ;
  • Gus, souris corpulente et extrêmement gourmande, le meilleur ami de Jac (voir plus loin), avec qui il s’emparera d’un collier de perles pour parer Cendrillon (1950) ;
  • Cheshire cat, le chat à l’immense sourire et à la fourrure psychédélique d’Alice au pays des merveilles (1951), capable de disparaître et de réapparaître à volonté ;
  • Trottinant à l’envers, Marie, aristocratique et rêveuse chatonne reconnaissable à son immaculé pelage et aux nœuds roses portés autour du cou et dans sa coiffure (Les Aristochats, 1970) ;
  • Si et Am, duo perfide et rusé (un cliché raciste) de chats Siamois, des escrocs affublés de dents de lapin (autre stéréotype raciste éculé) (La Belle et le Clochard, 1955) ;
  • Le terrible Shere Khan, tigre du Bengale que, toutefois, la moindre flamme panique (Le Livre de la Jungle) ;
  • Lucifer, l’énorme et machiavélique chat noir de l’ignoble belle-mère de Cendrillon ;
  • Dr David Quentin Dawson, chirurgien militaire rondouillard qui épaule le célèbre Basil, détective privé (1986), dans ses investigations ;
  • Le lièvre de Mars, personnage hirsute et totalement déjanté d’Alice au Pays des Merveilles, fêtant avec ses potes tout aussi fracassés du bulbe leur « non-anniversaire» (un évènement qui a lieu tous les jours, excepté… le jour de votre anniversaire !) ;
  • «Par Saint-Georges » c’est Le Colonel, chien de berger anglais (race bobtail), qui assure le commandement d’une unité composée du Capitaine (un cheval) et du Sergent Tib’s (un chat) dans Les 101 Dalmatiens (1961) ;
  • Roquefort, courageuse souris (ici portant un volant tel un menhir en place d’une part de gruyère) qui se mue en Sherlock Holmes dans les Aristochats ;
  • Tigrou, joyeuse peluche un brin dingo, sautant dans tous les sens, des Aventures de Winnie l’ourson(1977) ;
  • Accrochés à un volant-parachute, Bernard et Bianca, l’adorable couple de S.O.S. Société (comité new-yorkais de soutien aux personnes en difficultés), des Aventures de Bernard et Bianca (1977) ;
  • Evinrude, libellule, moteur de l’embarcation la plus rapide du bayou dans laquelle ont pris place Bernard et Bianca, une carburation qui l’exténue !
  • Coco Lapin des Aventures de Winnie l’ourson (1977), en mode rageux ;
  • Suzy, l’adorable et infatigable souris couturière de Cendrillon (toujours armée d’une aiguille à coudre – ici remplacée, bien sûr, par une raquette) ;
  • Juste en dessous : Figaro, le turbulent petit chat noir et blanc de Geppetto et de Pinocchio (1940) ;
  • L’intrépide et rusé Timothée Q. Mouse, toujours coiffé de son chapeau de tambour-major et d’un costume rouge, protecteur de l’éléphant-volant Dumbo (2019) ;
  • Gurki, une « petite boule de poils » malicieuse et toujours affamée, à la moustache touffue, de Taram et le chaudron magique (1985) ;
  • Shun Gon, chat chinois des Aristochats, un jazzman qui excelle au piano et à la batterie ;
  • Non trouvé... Si vous connaissez ce personnage chevauchant un volant, merci de nous aider à l'identifier !
  • L’élégante et distinguée Duchesse des Aristochats ;
  • Hit Cat, chat de rue peace and love (coiffure à la Beatles, lunettes empruntées à John Lenon), portant un bag estampillé Solibad (Les Aristochats) ;
  • À ses pieds, Jac, souris courageuse, meilleur ami de Gus (voir plus haut) ;
  • Thomas O’Malley, in love de Duchesse, et le trompettiste Scat Cat (son meilleur ami), chats de gouttières qui se frottent mutuellement l’échine, en chantant « Tout le monde veut devenir un chat » (Les Aristochats) ;
  • Jock, intrépide fox terrier Écossais, personnage secondaire de La Belle et le Clochard ;
  • Prince Jean, lion, dictateur et usurpateur de la couronne de son frère Richard Cœur de Lion, parti en croisade (Robin des Bois, 1973) ;
  • Enfin Tito, chihuahua sud-américain, figurant d’Olivier et Compagnie (1988). Son véritable nom est « chevalier Ignacio Alonzo Julio Federico de Tito » et il s’exprime avec un fort accent latino.

 

[1] Des « moustaches » ultra-sensibles qui leur permettent notamment de détecter le moindre micro-déplacement d’air et de localiser une proie ou un danger ! Un appareillage qui permet à ces mammifères de « voir avec leur visage » !

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